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Ups

Ce midi, l'esprit hanté en arrière-plan par Phil, je prends le bus, direction Odéon. Rendez-vous avec Al. Que j'ai vu pour la dernière fois il y a quinze jour, dans les couloirs du conservatoire, et l'avant-dernière fois il y a cinq mois, au conservatoire, de même. Pour situer un peu : je connais Al depuis l'année dernière, par le biais des cinq premiers cours d'analyse du CNR, où nous étions ensemble. Par la suite, j'ai changé d'horaire, pour cause d'organisation un peu cahotique, et nous ne nous sommes plus croisés que tous les deux mois, entre deux couloirs.
Al est très gentil, très intelligent, plutôt joli garçon, mais, comment dire?... Il ne m'attire pas du tout. Dans le sens où je le regarde, je le regarde bien, je trouve qu'il a un beau visage, qu'il est sympathique, mais voilà, comme on dit de cette manière que je n'aime pas, "il n'y a pas d'atome crochus". Il a quelque chose d'un peu spécial, c'est-à-dire qu'il sera à la fois très présent, et en même temps un peu dans son monde, mais un monde un peu particulier, que je ne saurais décrire. Comme si parfois, ce garçon extrêmement mature, intelligent, constructif, avait de minuscules éclats enfantins, qui détonnent un peu avec le reste. Mais sans faire "gamin" ; c'est particulier, presque impossible à décrire. Disons que l'on ne le sent pas adulte jusqu'au bout des doigts, ni adolescent pleinement ; je crois qu'il fait partie de ces gens un peu spéciaux que l'on rencontre dans les couloirs du conservatoire, très intelligents, très murs, mais parfois, socialement, un peu retardés. Enfin, Al l'est très peu ; il n'est pas un "cas" sociologique, comme certaines personnes du conservatoire, qui ont l'air de passer leur vie entière dans les partitions. Il est juste un peu omnubilé par ses recherches musicales, mais peut tout à fait plaisanter, dire n'importe quoi, parler d'autre chose...
Bref. Il est sympathique, parler avec lui n'est pas désagréable, il est cultivé, passionné par ce qu'il fait, drôle, attentif, mais je ne sais pas, je n'irai pas rechercher sa compagnie à tout prix.

Toujours est-il que l'année dernière, il m'avait appelée deux ou trois fois pour que l'on s'organise quelque chose ; mais à deux reprises, j'avais du annuler, au dernier moment, pour cause d'organisation toujours aussi cahotique, et d'imprévus. J'avais été gênée de reporter à un avenir incertain nos rencontres, mais pas déçue. Disons que me passer d'une expo avec lui n'était pas un manque à ma semaine, re-bref.

Pour revenir au jour d'aujourd'hui (ah, une petite redondance), j'avais donc rendez-vous pour déjeuner avec lui, suite à un coup de fil de sa part. Etant dans une période où je sors de ma torpeur hivernale, et de mon isolement de nonne (pour réviser les partiels, hein, je ne suis pas une nonne 24/24h!), j'ai accepté, me disant qu'un déjeuner avec lui ne risquait rien.
C'est là que, retrospectivement, je m'aperçois que je suis une jeune fille bien naïve.

Car après avoir mangé dans un japonais, bavardé de pas mal de choses, que j'aie regardé discrètement une ou deux fois ma montre, ayant une répétition en fin d'après-midi, nous sommes allés nous ballader au Luxembourg. Douce lumière hivernale de milieu d'après-midi.
"- Tu marches vite, dis donc! Tu ne veux pas marcher plus lentement? On a le temps...
Et moi, naïve, de répondre : - Oh, pardon! Je cours toujours à moitié, je suis désolée, j'ai un rythme infernal, j'ai du t'épuiser à filer comme ça!
- Non, non, pas du tout ; c'est juste qu'on peut prendre le temps, je dois donner un cours à 16h30, mais ça va, même si c'est en banlieue, je peux partir vers 15h30, 16h même... On a le temps.
- Ah, euh, oui."
La, quelque chose dans ma tête commence à faire : "Crouiiiiiiiic".

C'est lorsqu'il m'a suggéré que l'on aille se promener dans des coins du parc où il y avait moins de monde, "parce que les piétons partout, c'est un peu ennuyeux pour parler!", et qu'il m'a ensuite proposé de nous asseoir avec les yeux qui fuient un peu, que j'ai commencé à comprendre.
"Ah, euh, tu crois? ai-je répondu. Voui voui, allons par là! Mais pour s'asseoir... oh, je préfère marcher! Tu sais, je suis souvent dans une certaine dynamique, hmm, il faut profiter de l'air vivifiant, allez, on continue à marcher, j'aime bien!"
L'air vivifiant, oui oui.

Au fil de la conversation, j'ai senti ses questions dévier de plus en plus, vers, comment dire?... Des sujets sensibles?
- Et tu aimes bien te ballader, comme ça?
- Tu vois beaucoup tes amis?
- Il y a certains, qui sont... plus qu'amis?
- Et tu sors beaucoup, en ce moment?
- Tu as dis que tu découvrais des gens nouveaux, et il y en a que tu aimes bien, je suppose?
- (je lui parlais d'un sentiment de découverte) Et dans ces sentiments de découverte, il y en a des... euh, particuliers? De rapprochement avec quelqu'un, je ne sais pas, euh?
- Ah, donc pas de sentiments particuliers, de, hum, d'attachement, de, je ne sais pas, quelqu'un degfgdgkjfdkjez fs...?
- Tu... tu es particulièrement attachée à quelqu'un, euh, disons, en plus qu'ami, en ce moment? Tu... te... tu... es accompagnée?
(et moi, comme une imbécile, alors que j'esquivais toutes ses questions depuis un certain moment, on comprenant "sentiments de rapprochement" dans le sens "amitié", et "plus qu'ami" au sens "meilleure amie", bref, je jouais l'idiote ; donc, alors que j'esquivais, j'ai répondu : "euh, non", à cette dernière question, puis j'ai enchaîné rapidement : "mais dans les plus qu'ami, j'ai une meilleure amie, que je connais depuis 10 ans, ehé ahem!")
Il y a eu aussi, avant celle-ci, une série de questions sur le mariage et ses dérivés.... Rheum, rheum.
- Et toi, tu es pour le mariage? Moi pas vraiment, enfin, ça peut être bien, vivre ensemble ça me suffit.
- Et tu es du genre à officialiser une relation?
- C'est-à-dire que dès que tu es avec quelqu'un, tout le monde le sait?
- Tu en as déjà parlé à tes parents?
- Et, euh, tu as parlé de ça ["ça", dans le langage "question hyper subtile" = les relations avec un petit ami] à tes parents, euh, dernièrement? [je l'ai vraiment senti venir, avec cette question, mais de vraiment très loin]
- Et qu'est-ce qu'ils en disent, de tes relations? Tu peux faire ce que tu veux?

Et moi, j'esquivais, j'esquivais, j'esquivais, toujours comme une fleur, répondant parfois à côté de la question, et lui se troublait de plus en plus parfois. Alors, j'ai pris la situation en main, j'ai regardé ma montre, et me suis exclamée : "OH! Mais il est temps que j'y aille, OH, LALA!!" (magnifique exemple d'élément perturbateur qui sauve in extremis d'une situation qui devient assez gênante, puisqu'elle n'est comprise qu'à sens unique)

A partir de ce moment, on aurait dit qu'il fallait qu'il tente le tout pour le tout. Il devait prendre un transport en commun dans une direction diamétralement opposée à la mienne, et oh, allez, je t'accompagne jusqu'au Rer! Tiens, je vais le prendre pour une station, comme je prendrai un autre métro de là-bas... Ah, on est déjà arrivés? Tu sors du métro, pour allez prendre le bus? Je sors avec toi, c'est vrai qu'il faut que j'aille tirer de l'argent, à la Poste qui est dehors. Après que je lui aie déjà dit une fois au revoir, et qu'il m'ait dit : "Oh, tu m'appelleras, j'espère, tu m'appelles?", nouveau revirement de situation : "Tu pars à droite pour aller prendre le bus? Hm, c'est vrai que finalement, je ne suis pas si en retard que ça, je ne vais pas à gauche tout de suite, je t'accompagne à l'arrêt. Tu me réserveras un peu de temps, hein, si as un moment dans les prochains jours?"
Et moi, j'inventais mille excuses délirantes (ma carte d'identité à refaire, mes faux papiers aussi, dont mes quatorze passeports, une avalanche de répétitions au conservatoire, un déluge de personnes à voir, un océan de papiers administratifs à remplir, un raz-de-marée d'activités diverses et variées) jusqu'au jour de mon départ en vacances, parce que je savais trop bien où il voulait en venir.

A peine arrivés à l'arrêt de bus, que ledit bus arrive ; je m'exclame : "Quel timing! Bon, alors bonnes vacances Al, c'était sympa ce déjeuner! Tch...", et il m'interrompt aussitôt : "Ah, en fait, je vais prendre le bus avec toi, ça va m'avancer d'une station, pour être plus près de la poste!"
Ggggg.
Le bus est quasiment vide, hormis une vieille dame obèse qui nous observe d'un oeil amorphe et deux ou trois adultes qui nous décortiquent du regard, ô joie.
Debout contre la vitre, je vois Al qui vient se mettre juste à côté de moi, et s'approche, un peu, un peu, encore un peu, encore un peu plus, tout près, tout près...
Et puis il me dit : "Alors, tu me réserveras du temps, hein? Je t'aime bien, tu sais."
Ouh, mon dieu. Le bus arrive à la station, je regarde désespérément la porte ouverte, qui se referme lentement, lentement... Et Al qui reste dans le bus. Son ton de voix se fait de plus en plus confidentiel : "Vraiment, je t'aime bien, c'était bien ce déjeuner avec toi", et il se rapproche de plus en plus, louvoyant dangereusement avec sa tête autour de moi. "Si tu trouves un peu de temps, ça me ferait vraiment plaisir, je..." Ggggg, alerte, alerte, son visage n'est plus qu'à vingt centimètres du mien, alerte, alterte. "Tu sais... tu me plaîs bien." Comment vais-je me sortir de ce pétrin? Deuxième station, deuxième fois que les portes s'ouvrent... puis se referment. Et Al est toujours à l'intérieur, tout contre moi, avec ses yeux qui s'égarent sur mes lèvres et des mots étranges qui sortent de sa bouche, uuuh. "Vraiment je t'aime bien..." ouiouiouiiiiiiii, vite, me décaler sur la droite, question de survie imminente. Hop, je profite d'un petit à-coup du bus, voilà dix centimètres de gagnés. "Ca ne te gêne pas, que je te dises ça? Je t'aime bien..." Je bafouille : "Euh, non, je... c'est juste un peu intimidant, euh, merci. je..." Aaaahh, trouver une solution.
Et puis soudain, alors que mon cerveau atteint la puissance de réflexion paniquée la plus intense et maximale qu'il n'ait jamais connue, je sens sa main qui agrippe mon épaule gauche, et commence à me masser à travers mon manteau, avec sa tête qui se rapproche de la mienne lentement, leeeentement... Mon Dieu, ce type me masse l'épaule en me souriant bizarrement, aaaaahhh.

Et soudain, solution miracle et vraiment minable : "Euh, Al, tu sais, je t'aime beaucoup, mais, euh, je ne suis pas vraiment, euh, toute seule...
Blip, sa main décolle de mon manteau.
- Pas vraiment?
Argh, pourquoi ai-je dit "pas vraiment"?
- Euh, pas vraiment, c'est-à-dire que rheuum, je ne suis pas vraiment accompagnée, enfin tu vois, mais, euh, je, pas vraiment toute seule, gneeuh, enfin, je, bientôt... Enfin tu sais, je t'aime bien aussi quand même, hein, c'est pas grave!
S'il a compris quelque chose avec cette explication, c'est que les dieux sont avec moi, que l'esprit de persuation de Mme Soleil m'a investie, bref, qui sait, je suis peut-être devenue une experte en communication par borborygmes.

Toujours est-il qu'il semble avoir plus ou moins compris, et me dit, un peu surpris : "Ah bon? Je n'avais pas vraiment compris ça comme ça" [pas vraiment?? Alors comment?]
- Mais, euh, tu sais Al, c'était bien ce déjeuner, hein!
Et j'enchaîne sur la saveur des sushis, sur la succulence de la nourriture japonaise, ses bienfaits, sa qualité, son raffinement, oui oui, c'était chouette de manger japonais, haha!...
On dirait qu'il n'a pas encore vraiment tout compris, l'information doit remonter lentement jusqu'à son cortex cérébral ; je tente d'être la plus charmante possible, c'est toujours désagréable de se voir communiquer un refus, aussi incompréhensible et confus soit-il (hum),je badine sur les sushis et notre ballade au pas de gymnastique au Luxembourg, haha, c'était bien, yahou, lalouuu!
Le bus arrive à la dernière station de Paris avant d'entrer dans ma banlieue, il me regarde, me sourit, l'air un peu drôle, un mélange entre "je suis perturbé, là, cette info n'était pas au programme" et "qu'est-ce que tu as dit? Ah, euh, mais ne désespèrons pas! N'a-t-elle pas dit : "pas vraiment"??" et me déclare : "Alors, si as un peu le temps, hein, on pourra peut-être se voir, enfin si tu veux..." Je devine que vite, viiiiite, il sent qu'il faut qu'il sorte de ce bus, on dirait que ce que je viens de lui dire commence à être de plus en plus clair à ses yeux, parce là, la situation devient vraiment renversante.
"Oui oui, ha, alors à bientôt!" Il me fait encore un grand sourire, on sent que l'info est passée, mais que, malgré tout, il ne perd pas espoir! Hahaaaaaaa.

A peine est-il sorti du bus, que je suis prise d'un fou-rire nerveux. Ca n'est pas drôle, mais si, en fait, terriblement, mais non. Re-re-bref.

Une dame en face de moi me regrde, mi-figue, mi-raisin, mi-interloquée, mi-complice.

Et puis soudain, un grand bruit dans ma tête :
"Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarghhhhhhhhhhhhh!!"


Et depuis tout à l'heure, à chaque fois que je sors dans le noir de la rue, je suis persuadée que Al va déboucher d'un coin en se penchant sur moi, et me dire : "Feu, est-ce que tu te sens investie en ce moment de sentiments particuliers vis-à-vis du monde et surtout de ceux qui t'entourent enfin c'est-à-dire plus particulièrement enfin je tu vois de quelqu'un de particulier quelqu'un de plus proche de plus qu'un ami enfin peut-être tu vois je euhhhh?"
et je me mets à frissonner et à courir toute seule dans la rue en rentrant de l'épicerie.
Glups.



(Aaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh.)



Ecrit par Feu, le Mercredi 1 Février 2006, 22:17 dans la rubrique Ecrits.

Inspirations soudaines :

raskolnikov
01-02-06 à 22:40

Tiens, on est déjà mercredi?

Hum, je me demande ce que tu dois avoir comme charmes pour attirer autant de garçon...
Toujours est-il que tout est dans le dialogue, les gens ne savent pas ou plus ou peut-être n'ont-ils jamais su dialoguer entre eux, moi le premier.
Si on y mêle la surprise, l'incertitude des envies et la pression physique, on provoque des malentendus, des imbroglios à la con...
On devrait se greffer des ciseaux à la place des mains, comme Edouard...

 
Feu
Feu
03-02-06 à 15:06

Re:

J'avoue qu'en ce moment, ça se précipite un peu, et je suis autant, si ce n'est aussi intriguée que toi...

Pour ce qui est du dialogue, c'est malheureusement vrai. D'autant plus que de moins en moins de gens ont l'amour des mots, et il est rare d'en rencontrer qui non seulement l'ont, mais aussi savent le manier agréablement à l'oral. On dirait que l'époque est celle de la perte progressive des moyens de parler. Entre les phrases lapidaires du langage sms, où en 3 mots l'on dit tout, et les dialogues mondains où l'on parle pour ne rien dire, il n'est pas facile de parler avec les gens.
Et puis mine de rien, ça ne t'arrive jamais, de parler avec quelques personnes que tu ne connaissais pas cinq minutes avant à une fête, et de te dire qu'en fait, tu n'en as strictement rien à faire de badiner avec elle?

Je suis toujours un peu scindée entre l'envie de m'écouter, et d'arrêter là une conversation qui ne m'intéresse pas du tout et qui ne va nulle part, et la politesse, le "social".
Parce qu'en fait, ajoutée à ces difficultés pour parler (que j'éprouve aussi, soit dit en passant, comme tout un chacun dans des situations délicates), il y a cette hypocrisie incroyable que tout le monde a, et moi aussi la première.
Le pire, c'est que je m'aperçois de plus en plus que l'on passe la majeure partie de notre temps à parler avec des gens qui ne nous disent rien, dans tous les sens du terme.

 
-Melina-
-Melina-
01-02-06 à 22:47

Ah tu as eu affaire à un "merci-bien-t-es-gentil-mais-non" collant, trop entreprenant et horriblement flippant! J'y ai aussi eu droit il y a qques années. Brr il donne des frissons ce mec.

Hahaha, digne d'un épisode de sitcom ce post :D

 
Feu
Feu
03-02-06 à 15:08

Re:

Exactement, un "bien-gentil-pas-mal-mais-non-merci"! C'est atroce, parce que dans ces cas-là, il est tellement adorable, attentionné, gentil, qu'on ne sait pas du tout comment s'en débarasser. En plus, j'ai du mal à heurter les gens, donc ça complique encore plus le truc... J'ai y échappé de justesse! ;)

 
Vendredi
Vendredi
02-02-06 à 03:36

Glups !

Ben, je pense que tu seras plus expéditive à la prochaine approche de ce genre de personnage ! ;)
Comme tu le disais, il a l'air un peu "zarb'" : comment insister à ce point quand la fille est plus que gênée et que la réticence se sent à des mètres à la ronde ?
Y'a de drôle de gus', tout de même...

 
Feu
Feu
03-02-06 à 15:09

Re: Glups !

Le problème, c'est que je suis toujours formidablement gentille et aimable dans ces cas-là (ouah, je me lance des pots de fleurs entiers, là!), et j'ai un mal fou à imposer quelque chose de désagréable à quelqu'un qui ne me veut "que du bien" (façon de parler, bien sûr!)... Et me voilà dans des situations merveilleuses comme celle-ci!

En tout cas, s'il recommence, ça serait la méthode forte!

 
kammika
kammika
02-02-06 à 21:40

Top la

c'etait pareil aujourd'hui pour moi mais avec un chinois qui m'offre un cadeau et commence a bafouiller, je sens venir la suite, me precipite sur ses amies qui par ailleurs me demandent en gloussant si je l'aime bien ( oui les chinois sont tres prudes!), et je m' invente rapidement un petit ami ! Vaux mieux eviter les qui-proquos surtout quand on va passser deux semaines avec lui ! Surtout avec les differences de langages et de culture ( est ce que je fais la bise pour remercie, ou pas ??? J'ai opte pour la 2eme solution!) je ne vous raconte pas
Alors ca m'a fait tres plaisir de me retrouvee ici dans ton ecriture toujours aussi agreable et claire, et puis tres drole ( vouivoui!)

Mais quand meme on peut pas s'empecher ( en tout cas je ne peux pas m'empecher !) de plaindre ce gars nounours balourd!

 
Feu
Feu
03-02-06 à 15:11

Re: Top la

Tu passes deux semaines avec ton chinois? Bon courage alors!
Ah oui, les langues différentes, ça doit rajouter une certaine dose de difficultés au truc! Surtout si les gestes censés aider à la compréhension en font compliquer involontairement la situation...

(merci pour le compliment!)
Mais c'est vrai que malgré tout, ça me fait toujours un peu de peine pour l'autre... ;)