Juste pour mémoire, les gants qui s'échangent et nos marches dans tout Paris ; Saint-Lazare, Odéon et Pigalle, nos mots toujours, encore. Les mains qui s'accrochent un dernier moment, avant que les portes du métro ne se referment, "Alors, tu la trouves ton excuse minable pour me raccompagner?" et la tache sur son jean, Woody Allen et Mathieu Amalric, "Tu es Américain ou Anglais aujourd'hui?"...
Je l'ai vu hier, aujourd'hui, et le verrai demain, "Ce Ted, tu comptes le rappeler?", la presque scéance de cinéma remise à demain, l'appartement lumineux et calme, serrés dans l'ascenseur en riant, Paris juste sous nos yeux, et puis ces au revoir sur les quais de métro, je n'aimais pas ça jusqu'à hier soir, à croire que l'on va peut-être devenir des abonnés, j'aime cette découverte petit à petit et grand à grand en même temps, et puis ces choses discrètes qui passent, sans cette séduction lourde et pesante, non, pas du tout, c'est juste lui, et moi, nos mots et puis tout ce qu'il y a autour.
Moments, moments, on marche et on parle et on s'asseoit et on repart, et on marche et on parle, pas de mots pour dire ça, chut.
Je le revois dans cette cuisine si lumineuse et calme, et c'est tout et je souris.
Inspirations soudaines :
Re:
Oui, on en veut toujours un peu plus, et en même temps pas trop, de peur que tout aille trop vite, pour ensuite s'effondrer tout aussi rapidement... Peut-être ma peur d'être blessée, inconsciemment, je ne sais pas. Ah, Freud, quand tu nous tiens! ;)

Vendredi
"petit à petit et grand à grand"
Les rendez-vous galants...